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Reconquête de la qualité de l'eau et milieux aquatiques sur les bassins versants Jaudy-Guindy-Bizien en Bretagne, Côte d'Armor (22)

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Syndicat mixte des bassins versants du Jaudy-Guindy-Bizien et des ruisseaux côtiers

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Mise à jour : 03/07/2017
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Les zones humides


Les zones humides jouent un rôle fondamental et multiple dans la reconquête de la qualité de l'eau. Malheureusement, elles subissent une destruction (drainages, mises en culture, remblaiements, pollutions...). Il est urgent de mettre en place un plan de gestion durable pour ces milieux.

Qu'est-ce qu'une zone humide ?

Il existe de nombreuses définitions. Schématiquement, ce sont des écotones, (zones de transition entre milieu terrestre et milieu aquatique) caractérisés par la présence d'eau, de sols hydromorphes, d'espèces végétales ou animales adaptéeset par l'absence de plantes intolérantes à l'immersion.

 

Définition du Code de l'environnement : ce sont des "terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année."

source : www.legifrance.gouv.fr (Les codes / code de l'environnement / partie législative / articles L211-1)

 


Figure 1 : Facteurs influençant les zones humides : climatologique, topographique, pédologique, géologie, hydrologique, écologique et anthropique.

Quelle est l'importance d'une zone humide ?

Les zones humides assurent des fonctions écologiques et socio-économiques.
Voici quelques exemples :

Facteurs écologiques :

Rôle de filtre épurateur : contribuent au maintient et à l'amélioration de la qualité de l'eau des cours d'eau en retenant les sédiments, en adsorbant les molécules polluantes ou en les dégradant via les cycles bio-géochimiques.

Rôle tampon : participent à la régulation des régimes hydrologiques en diminuant l'intensité des crues, en soutenant les débits des cours d'eau en période d'étiage et en participant à l'alimentation des nappes phréatiques.

Réservoir de biodiversité : assurent les différentes fonctions essentielles à la vie des organismes qui y sont inféodés (alimentation, reproduction, abris).



Lutte contre l'érosion : protègent les terres arables en fixant les berges et les rivages grâce à leur végétation.


Facteurs socio-économiques :

Gestion de la ressource en eau : influencent la quantité et la qualité de l'eau destinée à l'alimentation en eau potable et aux besoins liés aux activités agricoles et industrielles.

Production agricole et aquacole : sont utilisées comme herbages, pâturages, élevages, exploitations forestières, pêches, piscicultures, conchyliculture...

Prévention des risques naturels : luttent contre les inondations, limitent l'intensité des effets de sécheresse prononcée, stabilisent et protègent les sols contre l'érosion.

Patrimoine paysager et culturel : forment en quelque sorte la vitrine écologique d'une région contribuant à l'image de marque de celle-ci.

Valeurs touristiques ou récréatives : supports d'activités (tourisme vert respectueux de l'environnement, chasse, pêche, observation de la nature…).

Valeurs éducatives et scientifiques : faire prendre conscience de la diversité, de la dynamique et du fonctionnement des écosystèmes.

Quelles sont les différents types de zones humides ?

Il existe une très grande diversité de zones humides qui correspondent aux marais, roselières, tourbières, prairies humides, marais agricoles, landes et bois marécageux, ripisylves marécageuses, mares, étangs, grèves à émersion saisonnière, vasières, lagunes, prés-salés, etc. Elles se trouvent en lisière de sources, de ruisseaux, de fleuves, en bordure de mer, d'estuaires, dans les dépressions de vallée ou dans les zones de suintements à flanc de collines…

Comment gérer les zones humides ?


Protection : éviter tout facteur de dégradation, respecter leurs capacités intrinsèques, proscrire leur utilisation artificielle et intensive.

Réhabilitation : retrouver par des actions un contexte favorable au bon fonctionnement de la zone humide dégradée.

Restauration : recréer certaines zones humides disparues ou valoriser des sites potentiels.

Utilisation : pâturage extensif, production de fourrage, compostage, bois de chauffe…

Le principe fondamentald'aménagement consiste en une optimisation du temps de séjour de l'eau sur la plus grande surface possible de la zone humide concernée pour permettre aux différents processus d'opérer.

Quelles sont les actions et les aménagements possibles ?


Agricoles : éviter toute culture, appliquer une modification de la gestion de l'herbe (pâturage limité, période favorable…), parfois convertir la parcelle culturale en prairie ou boisement humide.

Paysagères : favoriser la connexion entre la zone humide et les trajets de l'eau par une réduction de la pente des berges ou le creusement de fossés ou rigoles perpendiculaires à la pente de la zone humide ; consolider les berges par boisement avec des essences végétales endémiques à racines enchevêtrées.

Hydrauliques : optimiser le transfert et l'infiltration des écoulements sur et dans les zones humides par déviation de fossés ou de cours d'eau ou encore par suppression des drains existants.

Bocagères : mise en place en amont de la zone humide ou dans la zone humide d'un système de talus et de haies qui ralentirait l'entrée d'eau dans la zone humide et augmenterait le temps de séjour dans celle-ci.

Ecologique : trouver l'équilibre entre valoriser le rôle spécifique des formations végétales (une bande rivulaire boisée a un pouvoir de rétention azotée plus élevé qu'une bande herbacée mais un pouvoir de rétention phosphorée moins élevé) et créer la diversité des habitats et des paysages (par plantation ou recolonisation naturelle).

Figure 2 : Représentation schématique de la relation entre la gestion des zones humides et les objectifs à atteindre.